dimanche 1 avril 2012

'Blindness'' de Fernando Meirelles





Aujourd'hui ''Blindness'' de Fernando Meirelles. L'histoire : A un feu rouge, un homme se retrouve soudainement frappé de cécité. Peu de temps après, une mystérieuse épidémie se propage et les premières victimes sont mises en quarantaine dans un lieu désaffecté. Une femme décide de suivre son mari, alors que sa vue est intacte. Seule voyante, parmi les aveugles, elle tente de les aider et sera notre seul guide dans cette descente aux Enfers...


Apocalyptique, brutal, dérangeant, parfois drôle et attachant ! Tels sont les mots qui me viennent à l'esprit pour évoquer ce petit chef d'œuvre instantanément devenu culte pour moi après son visionnage. Je dois dire que je n'ai jamais vu un film pareil. Fernando Meirelles nous plonge dans une nouvelle réalité cruelle et sans concession qui ma foi n'avait jamais été vu à l'écran. Construit en plusieurs partie distinctes, ''Blindness'' est ce que l'on pourrait appeler un film post apocalyptique intimiste et ultra efficace, ici point de zombie, de bombe nucléaire ou d'invasion alien, mais une soudaine cécité qui frappe l'humanité. Et autant dire que ce mal n'a rien à envier au final au multiple plaies filmiques cité au dessus. Se passant la plupart du temps en hui clos dans l'enceinte de cette forteresse oubliée de tous où les survivants aveugles sont livrés à eux mêmes, ''Blindness'' nous offre des passages souvent effroyables sans pour autant céder à un voyeurisme déplacé, certaines scènes comme celle d'un viol collectif, ne sont pour ainsi dire qu'entendu et ne sont pas moins choquante et dérangeante que celle de ''Irréversible''. Meirelles nous offre une plongé dans le noir et nous dépeint sous toutes les coutures et pas forcement les plus reluisantes. Mais ''Blindness'' c'est aussi un film atypique, plein d'espoir et emprunt d'un sentimentalisme, jamais ridicule et jamais condescendant, sorte de conte acide et déroutant qui offre au spectateur une expérience nouvelle et percutante à tout les moments du métrage. Des scènes en extérieure hallucinantes et des décors saisissant lors des scènes finales qui vont en sidérer pas mal. Secondé par un casting formidable, composé de pointures du cinéma canadien comme Don Mc Kellar (également co scénariste du film), Maury Chaykin, Sandra Oh, mais aussi un casting ricain formidable avec en tête la formidable, Julianne Moore, Danny Glover et Mark Ruffalo, mais la grosse surprise vient de Gaelle Garcia Bernal qui campe un personnage abominable et donc l'un des bad guys les plus mauvais du 7 ème art... ''Blindness'' est une œuvre baroque et fermement singulière qui en déroutera plus d'un mais en ravira pas mal d'autres. Un des meilleurs films de l'année aux relents de Richard Matheson, cultissime en devenir et déjà culte pour moi.

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