dimanche 1 avril 2012

"District 9" de Neill Blomkamp



Aujourd'hui "District 9" de Neill Blomkamp. L'histoire :  Wikus van der Merwe (Sharlto Copley), employé de la MNU, agence chargée de la gestion des extraterrestres. Ceux-ci, surnommés « crevettes », sont confinés dans un immense ghetto, le District 9, depuis leur arrivée sur terre à bord d'un immense vaisseau désormais en panne au-dessus de Johannesburg. Wikus van der Merwe, décrit comme peu intelligent, a été chargé par son beau-père, un important responsable de la MNU, de superviser l'évacuation des extra-terrestres vers un nouveau camp, à 200 km de la ville. Cependant, lors de l'opération, Wikus tombe par hasard sur un laboratoire clandestin, où des extraterrestres viennent enfin de mettre au point le moyen de regagner leur planête. Incapable de comprendre ce qui se trame, Wikus s'empare d'un élément crucial et est contaminé par de l'ADN extra-terrestre. Lorsqu'il commence à muter, la MNU le kidnappe pour le soumettre à des expériences et sa situation devient désespérée. Commence alors une incroyable chasse à l'homme au confins du District 9.

Putain de film ! Voila ce qui vient lorsque l'on sort de la projection de "District 9". Peu être l'un des meilleurs films de SF de ces dernières décennies. Magnifiquement mis en image, superbement joué et surtout techniquement impeccable. Jamais les images de synthèses avaient été aussi superbe. En fait "District 9" pourrait être un magnifique chef d'œuvre si... En fait si un Si réside il n'entache pas vraiment la qualité du film il est seulement déstabilisant et en particulier pour ceux qui sont fans du court métrage magnifique "Alive in Joburg" dont Blomkamp s'est inspiré pour ce film. En fait "District 9" ne contient pas la lourde tension, la tristesse et la torride ambiance  de fin du monde qui pèse sur le court dont il s'inspire. En fait cette ambiance s'y trouve mais seulement dans les 10 premières minutes du film, mais est rapidement désamorcé par la personnalité du personnage principale et par des petites touches d'humour qui semble avoir été placé là afin de charmer le plus grand nombre. Si l'interprétation de Sharlto Copley qui campe Wikus Van De Merwe est plus que parfaite, son personnage fait un peu trop penser à Borat et progressivement l'amusement remplace le malaise que la triste situation des aliens dissidents est supposé provoquer. Très rapidement Blomkamp quitte le style camera porté documentaire pour reprendre un langage filmique plus classique et par la même change d'un coup l'orientation de son film. "District 9" passe soudain du film contestataire, un pur produit de divertissement pour pratiquement tous. Un film bourré d'action, d'effet spéciaux et de rebondissement. Certes le résultat est plus que probant, mais était ce vraiment un tel film que le spectateur attendait. Ce qui fait que même si l'on est enchanté par le résultat, on reste sur sa faim quand à la filiation qu'il entretenait avec son matériau d'origine. "District 9" est donc un gros film de SF génial, mais qui semble avoir cédé aux demandes des producteurs, ici Peter Jackson (étonnant de sa part au passage) quand a l'intégration dans son film d'élément limite Disneyiens, et de codes filmiques ultra 50's, comme l'enfant alien supposé donner une touche mignonne au film, ce qui au passage marche très bien, ou la relation entre Wikus Van De Merwe et Christopher l'alien. Si tout ces élément restent fort réussis bien qu'ils semblent hors de contexte dans un tel film, il reste un point et en fait c'est le seul véritable mauvais point du film. C'est le déroulement du scénario qui est souvent un peu trop mâché. En fait certaines scènes auraient mérités d'être plus longues, plus explicatives, certaines actions n'ont pas été montrés ce qui fait qu'il y a de belles élipses scenaristique qui font que tout est trop facile, et surtout, quand l'on y regarde de plus prés, il n'y a non seulement jamais d'explications concrètes a certains faits et sur certaines choses dont on ne peut que spéculer sur la provenance ou l'utilité. E fait on dirait que Blomkamp ai eu peur de trop en montrer et de trop sombrer dans le film évoquant l'apartheid, bien que malgré tout ce soit cela. Malgré tout il dépeint la connerie humaine avec merveille et en particulier au travers de son personnage principal, dont les réactions ont un peu trop tendance a changer d'une minute à l'autre ce qui déstabilise un peu. De plus il est seulement dommage que Blomkamp n'ai pas gardé le look d'origine de ses aliens tel qu'ils étaient dans "Alive in Joburg", car si dans "District 9" les crevettes comme les humains les nomment sont superbes, ils étaient bien plus glauque dans le court d'origine.  Que personne ne se méprenne, si il recèle de certaines imperfections comme celles cités au dessus, il reste néanmoins un spectacle flamboyant, un film réalisé par un amoureux du genre et surtout un film d'une grande beauté, annonçant peu être une saga a venir, avec une fin certes confuse mais ouverte a un éventuelle "District 10". En tout cas si ce film presque parfait n'est pas exempt de petits défauts tous pardonnables, il n'en est pas moins d'office un film culte pour tout amateur de Sf qui se respecte.



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