dimanche 1 avril 2012

"Ebola Syndrome" de Herman Yau


Aujourd'hui une petite bombe avec ce "Ebola Syndrome" réalisé par Herman Yau. L'histoire : A-Kai (Anthony Wong), gangster craspec, tue son patron (Shing Fui-On) après que ce dernier l’ait découvert lors d’un coït avec sa femme. Seule leur petite fille échappe - de justesse - au vilain bonhomme. Dix ans plus tard, A-Kai est serveur dans un restaurant de Johannesburg, en Afrique du Sud. En réel manque d’ "amour", notre gentil personnage, véritable obsédé sexuel, ne pense qu’à une seule chose : tirer tout ce qui bouge !... Alors qu’il va avec son boss chercher de la viande dans un village Zulu, il croise une jeune africaine à demi nue et quasi-inconsciente sur le bord d’une rive ; il ne lui en faut pas plus pour la violer... Pauvre A-Kai, il ne pouvait pas savoir qu’elle était atteinte du virus Ebola... Commence alors une course à la mort menée par A-Kai qui va le mener jusqu'à Hong Kong où il va agir comme à son habitude sans respect ni remords vis à vis d’autrui et contaminer tout ce qui l'approche...
Voila un film bien trash et dans tout les sens du terme. Par moment le film atteint des sommets de violence rarement atteint au cinéma. Non pas que ce soit d'une violence graphique qu'il s'agisse mais d'une violence aussi bien physique que psychologique. Dans son film Herman Yau se permet quasiment tout, du viol à la torture, et tout ça à un rythme effréné et un humour décapant. Très bien réalisé et surtout génialement interprété par Anthony Wong (Infernal Affairs) qui s'en donne à coeur joie dans ce rôle abjecte du plus anti des antihéros. Peu être l'un des personnages les plus infâmes que j'ai vu au ciné. Il faut le voir se taper un steak en guise de femme puis le remettre dans le plat pour les clients du restau. Le pire c'est que l'on assiste durant tout le film aux pires méfaits et immondices et que l'on garde un sourire coupable au coin des lèvres. "Ebola Syndrome" c'est du Troma réalisé avec du budget, ça fait aussi beaucoup penser à du Peter Jackson de la Bonne époque celle de Bad Taste, mais surtout celle de Brain Dead). Progressivement le film qui ne cesse de faire marrer, en devient à proprement dire assez terrifiant tant ce qui se déroule sous nos yeux est abject. Le pire c'est que le virus Ebola est bien réel et que les moyens de le transmettre sont eux aussi bien réel et je peux vous dire que c'est assez flippant quand on y songe. Un film qui à la manière du "Retour des morts vivants" oscille entre humour et terreur pur. Un film nihiliste qui vient juste de rentrer au panthéon de mes films d'horreurs cultes. Laissez vous contaminer par le syndrome Ebola, vous ne le regretterez pas... 





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