mardi 10 avril 2012

"End of the line" de Maurice Deveraux

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Aujourd'hui "End of the line" de Maurice Deveraux. L'histoire : la jeune infirmière psychiatrique Karen. Celle-ci vient de vivre une nuit terrible à l’hôpital, traitant un volume exceptionnellement élevé d’admissions de schizophrènes paniqués, qu’elle impute à la pleine lune et à une éclipse imminente. Rentrant chez elle par le dernier train de nuit, Karen entend sonner un télé avertisseur. Ce qu’elle ignore, c’est que tous les télé avertisseurs, dans tous les wagons, sonnent simultanément. Les passagers contactés regardent leurs messages. Puis leurs visages blêmissent. Un mélange d’épouvante, de soulagement, et d’anticipation. Plusieurs marmonnements de prières peuvent être entendus. Des crucifix sont sortis. Ceux qui les tiennent, soudain, tirent sur la base de ces croix, dégainant des dagues sacrificielles. Après quelques ultimes mots de bénédiction, ce troupeau commence à avancer de wagon en wagon, massacrant tous ceux qu’ils croisent.

Gros coup de coeur et grosse surprise que ce "End of the Line" quatrième réalisation du Québécois Maurice Deveraux. Six années après sa précédente et troisième réalisation "Slashers", Deveraux va plus loin et nous offre une véritable bombe qui peut largement se mettre en concurrence avec pas mal de gros budgets actuels. Tourné en 2007, "End of the line" propose une vision affolante et inédite de l'apocalypse, en mettant comme danger principal une secte pseudo catholique attendant l'apocalypse. Effroyable portrait du fanatisme et de l'extrémisme religieux dont les membre se font de plus en plus légion depuis quelques années "End of the line" est un des films les plus terrifiant de ces dernières années, intelligemment fait, réalisé et fort bien interprété. Damant quasiment le pion a bon nombre de films ayant pour lieu commun le métro et ses sous sols. Ce qui est le plus terrifiant c'est le fait que l'on sache que même en dehors du métro se déroule les mêmes événements abominables. Ici pas de zombies, Serials killers et autre mais juste des gens normaux et faible renonçant a leur individualité pour leur salut. Certainement le meilleur film d'horreur québécois qui confirme que Maurice Deveraux est un réalisateur talentueux a qui il faudrait confier un budget plus conséquent et qu'il soit enfin considéré par les majors. Une vrai bonne claque cinématographique aux beaux SFX réalisé par l'équipe d'Adrien Morot. Violent, sanglant, viscéral, brutal et terrifiant, "End of the line" est un must du genre.



1 commentaire:

locutus57 a dit…

C'est vrai que ce film était une très belle surprise pour moi aussi. Film fortement conseillé.