dimanche 1 avril 2012

"Frankenstein 90" de Alain Jessua

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Aujourd'hui "Frankenstein 90" de Alain Jessua. L'histoire : Victor (Jean Rochefort), savant cybernéticien, se considère comme un lointain descendant du baron Frankenstein et appelé aux mêmes destinées : fabriquer - mais, cette fois, avec le petit "plus" qu'offre l'électronique - une créature vivante à partir de pièces mortes et détachées... S'il lui manque un bras, qu'à cela ne tienne : Victor va le dérober au centre de recherche biologique où travaille sa chère fiancée Elisabeth (Fiona Gelin). Quant à la tête - qui lui faisait aussi cruellement défaut pour parfaire sa "créature" - elle va lui être proposée par un jeune inspecteur de police amateur de fantastique ! Et voilà : le nouveau Frankenstein que Victor baptise tout simplement Frank (Eddy Mitchell) est prêt.

Voici un nanar franchouillard bien sympathique que nous offre Alain Jessua en ce début des années 80. "Frankenstein 90" est une relecture très libre du chef d'œuvre de Mary Shelley. C'est aussi et surtout l'une des rares incursions du cinéma hexagonal dans le fantastique d'autant plus rare qu'à l'époque de telles entreprises frisaient le néant. Bien entendu "Frankenstein 90" n'est pas un chef d'œuvre de la comédie, il aurai même de serieuses tendances potaches, mais il mérite largement d'être vu tant pour l'interprétation d'Eddy Mitchell qui est totalement désinvolte et décontractée, ce qui confère au monstre de Frankenstein une dimension tendre et attachante. Déjà que pour moi le Monstre de Frankenstein est avec le zombie ma créature du bestiaire fantastique préférée, je ne pouvais pas être plus heureux. Mais ce film ne serait sans doute pas non plus si sympa sans la présence du grand Jean Rochefort campant un savant roublard et paternaliste. Des scènes assez intéressantes comme la découverte du monstre quand à ce qu'il est réellement en allant voir un film de Frankenstein. La mise en scène est certes d'un classicisme d'époque, mais le film recèle de moment tellement déjantés que l'on ne peut pas le détester. Une comédie un peu Z comme on en a peu vu dans nos contrées. A découvrir !
 





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