vendredi 20 avril 2012

"Je suis une légende" de Francis Lawrence

 
 
Aujourd'hui "Je suis une Legende" de Francis Lawrence. L'histoire : Robert Neville (Will Smith), un brillant scientifique qui, malgré toutes ses connaissances, n'a pu endiguer la mystérieuse épidémie qui a transformé les gens en d'horribles mutants assoiffés de sang. Miraculeusement épargné par le virus, Neville est le dernier homme à New York, peut-être même au monde. Voilà maintenant trois ans qu'il se débrouille pour trouver des vivres et envoie obstinément des messages radio dans l'espoir de trouver d'autres survivants, tandis que dans l'ombre « les Infectés » attendent qu'il commette un faux pas. Dernier espoir d'une humanité bientôt éteinte, le scientifique n'a qu'une idée en tête : trouver le moyen d'inverser les effets du virus. Mais il est seul contre tous, et le temps joue contre lui...

Pour ceux qui connaissent "Je suis une Légende" est sans doute l'un des plus grands bouquins de la littérature fantastique américaine écrit par le géant Richard Matheson et maintes fois adapté à l'écran, et pourtant sans grand succès. Il faut dire que seul l'adaptation du nom de "Last man on earth" avec L'immense Vincent Price est digne d'être cité comme adaptation valable du chef d'œuvre littéraire. En développement hell depuis prés de 15 ans après avoir vu se succéder des noms de réals tel que Ridley Scott, Georges a Romero ou encore James Cameron, la voici dans les mains de Francis Lawrence responsable du injustement méprisé "Constantine" (bon c'est vrai que ce n'est pas fidele à 100 % à la BD et Reeves ne ressemble pas du tout a John Constantine) qui malgré tout les reproches qu'on peut lui faire est un bon petit film à l'ambiance particulière, un de ces "géniaux films ratés" dont je parle souvent. Malheureusement Lawrence ne récidive pas et livre un film qui défie les limites du honteux. Certes il y a de beaux plans de la ville à l'abandon, mais malheureusement et surtout incompréhensibilité a des choix esthétique catastrophique concernant les vampires ennemis de Neville. Du numérique, mais pas n'importe lequel, du monstre digital, digne d'un monstre de PS2. Une horreur, alors que des figurants auraient largement fait plus crédible, on se croirait dans un film alliant le dessin animé et le live. Les vampires de synthèses, ont la tronche qui s'allonge comme dans une BD, marche avec la légèreté d'un papillon et se meuvent de façon totalement non crédible. De plus ils sont vraiment moches.  De plus toute la tension palpable du bouquin a disparu, d’autant que le face à face nocturne et répétitif de Nevillle et des vampires menés par son ancien ami et voisin qui le harcèlent sans cesse a disparu aussi. En gros la seul chose qui reste du livre c’est un homme seul dans une mégapole abandonnée le jour. Par contre la seul bonne chose du film est aussi celle qui s’en éloigne le plus la relation de l’homme et du chien, qui est certes fort touchante, mais franchement le passage du chien dans le livre est quasi anecdotique, alors que là c’est tout le film. Sinon que dire de Will Smith le déconcertant choix des producteurs pour interpréter Robert Neville. Certes, J’aime beaucoup cet acteur, capable du meilleur ("6 degrés de séparation", "la poursuite du bonheur") comme du pire ("Bad Boys "ou "I Robot"), attention je parle surtout de ces choix filmiques. Déconcertant surtout par rapport au ton du bouquin (espérons qu'il n'y aura pas de répliques débiles genre "Prends ça dans ta gueule suceurs de sang de mes deux...MoDa Fucka !", et surtout lorsqu'on connait le personnage de Robert Neville qui est plus proche d'un Kiefer Sutherland ou d'un Brendan Gleeson genre gros blond quoi, que d'un afro Américain qui fait si jeune. Bon sa présence  rappel celle de Harry Belafonte dans le magnifique "Le Monde, la chair et le diable" où il interprétait le dernier homme sur terre.  Au final Smith est lui contrairement au film dans lequel il évolue absolument formidable. Et autant dire que c’est la seule et unique raison de voir cette injure au roman de Matheson. Malheureusement si son jeu lui est impeccable, le traitement du personnage de Neville est lui aussi bâclé et spolié. Il dort dans une baignoire, ne picole pas comme un trou, et surtout ne pète jamais les plombs. Bien sur il y a les détails crétinoides où il joue au golf sur l’aileron d’un avion de chasse, ou encore celui où il récite les dialogues de "Shreck" par cœur pour montrer qu’il est un gentil mec au gamin et à la femme qui le sauvent un moment dans le film et qui du même coup plongent le peu qui restait au film de crédibilité dans les abysses de la connerie. Ce film est réelement un belle merde, dommage car Will Smith offre une excellente prestation. Mais le film de Francis Lawrence est un ratage, bourré de défaut, d’ellipses idiotes, et surtout sa ressemble un peu à l’horrible version du livre avec Charlton Heston "the Omega Man". Non rien a garder de ce produit à chier qui espérons le sera peu être adapté un jour par quelqu’un qui aime et respecte le livre de Matheson…



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