dimanche 1 avril 2012

"L'avion de l'apocalypse" d'Umberto Lenzi

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Aujourd'hui "L'avion de l'apocalypse" d'Umberto Lenzi. L'histoire : Un journaliste barbu de télévision s’apprête à accueillir un imminent professeur sur le tarmac d’un aéroport américain. Une fois que l’avion attendu ait atterri, il délivre, en place en lieu de respectueux et honorables scientifiques, une bande de créatures violentes et défigurées qui agressent la sécurité de l’aéroport avant de se répandre en ville, y semant la mort et la terreur…
Voici un film de zomblards pas comme les autres, un film dont je ne donnait vraiment pas cher de sa peau avant visionnage et qui m’a réellement surpris. Une bisserie rital qui au final n’en est pas tant que ça une. Je m’explique, si le film de Lenzi nage dans le sillage du succès de Zombies de Romero ou de l’enfer des zombies de Fulci, il arrive par un scénario audacieux à faire la différence avec les myriades d’autres ersatz sorti en même temps. Bon il est clair que ce n’est pas avec ses maquillages ressemblant à de la pizza avariée retourvé sur le visage des figurants que Nightmare City se démarque de ses concurrents, car il s'agit plus de mutants zombies irradiés couverts de champignons crouteux que des zombies classiques.  Mais bien par le fait que son action ne se limite pas à deux ou trois lieux mais à une multitude d’endroits allant d’hopitaux, à aéroports, rues, parc d’attraction et j’en passe. De plus l’action est non stop et le tout est assez gore. Durant le film il est clair que Lenzi a clairement voulu marquer la différence avec les zombies de Fulci ou Romero, car il s’agit bel et bien de contaminés qui transmettent leur mal via morsure ou éclaboussure. Ils agissent avec intelligence, utilisent des armes à feux , se battant même avec des cièrges et s’allient entre eux quand ils ne sont pas en train de se bastonner pour un bout de bidoche. En tout cas le film de Lenzi préfigure parfaitement les contaminés de "28 jours plus tard”, bien entendu il n’en atteint jamais le brio, mais reste assez atypique de part sa forme et son énergie. Si en plus on est sensible aux dialogues nimportnawesque, on surf en pleine poésie. Ce qui est impressionnant, c'est la multitude de figurant fesant par moments passer le film pour un blockbuster du genre. En tout cas je vous conseille vivement ce bis Ritalo espagnol qui franchement sort un peu de la norme, bien qu’il souffre d’un twist ultra crétin sur la fin. Mais c’est surtout le nombre de truc qui s’y passent qui m’a fait aimer ce nanard cult en diable. 
  


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