mardi 17 avril 2012

"The mist" de Franck Darabont




Aujourd'hui "the Mist" de Frank Darabont. L'histoire : David Drayton (Thomas Jane) et son jeune fils Billy ( Nathan Gamble) sont bloqués dans un supermarché, entouré par une étrange brume. Alors que tous les clients, enfermés, essayent de cohabiter dans le calme, David se rend compte que le brouillard est habité par d'étranges créatures.

Quelle bonne surprise que cette nouvelle adaptation de Stephen King par son adaptateur attitré et doué Frank Darabont. Bien que démarrant de façon quelque peu bancale, et pataude avec ses trois différent types de camera, on dirait qu'ils n'arrivaient pas a ce décider quand à laquelle utiliser. "the Mist" démarre d'un coup après une trentaine de minutes partiellement chiante. Et surtout franchement mal foutues et ce sur tout les points de vues. Tout d'un coup Darabont reprend les reines de son film et nous en balance plein la tronche avec ce huit clos claustrophobe et cinglant. L'ambiance devient progressivement de plus en plus lourde et oppressante pour nous mener au travers d'un maelström religieux et nihiliste. On nage dans l'atroce et on est avec ces pauvres gens livrés à eux mêmes dans cette supérette qui semble littéralement coupée de la réalité par cette brume angoissante peuplée de bébêttes franchement flippante (sauf celle de la première demi heure qui est comme cette demi heure toute foirée). On est devant l'une des plus belles adaptations du King et c'est une fois de plus le grand Darabont qui en est responsable, car aprés "les évadés " et "la Ligne verte" il prouve vraiment qu'à ce jeu là il est le meilleur. Les fans de King apprécieront certains clins d'oeil à son oeuvre comme la peinture de Roland le Pistolero de  "la Tour Sombre" et des paroles ramenant au ‘’Fléau’’. Cela fait plaisir de voir ça et on reste cloué sur son siège en particulier vers la fin. Perso j'ai beaucoup aimé ce film qui malgré quelques grosses ficelles m'a bien collé les boules. Thomas Jane est excellent, Marcia Gay Harden incroyable et a tuer en évangéliste taré et l'on retrouve avec plaisir quelques belles trognes comme celle de William Sadler ou Jeffrey De Munn qui est lui de tout les Darabont. Une merveille culte en devenir.


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