mardi 22 octobre 2013

"Super 8" de JJ Abrams



Aujourd'hui "Super 8" de JJ Abrams. L'histoire : Dans l'Ohio, en 1979, six jeunes adolescents utilisent une caméra Super 8 pour filmer un film de zombies. Lors d'une nuit de tournage, ils se rendent près d'une ligne de chemin de fer et, alors que la caméra est en train de filmer, un terrible accident se produit. Un train percute un camion et déraille. Ensuite quelque chose s'extrait de l'un des wagons, quelque chose d'inhumain...
 
Nostalgie quand tu nous tiens… Pour ma part elle ne m’a jamais lâché, ce doux souvenir de mon enfance dorée où mon paternel m’emmenait chaque mercredi après midi dans les salles obscures découvrir les dernières nouveautés en matière de fantastique et plus particulièrement de science fiction. A cette époque je rêvais d’être un ado américain vivant dans une banlieue middle class entouré de ses potes, chevauchant un VTT et découvrant un phénomène merveilleux venu d’ailleurs. Mon dieu que cette époque fut douce, et de dieu pour moi et comme pour beaucoup il n’y en avait qu’un. Son nom Steven Spielberg, ce magicien à l’indéniable talent qui depuis déjà une décennie nous enivrait de ses chef d’œuvre et d’une flopée de productions toutes plus géniales et culte les unes que les autres. Mais ce temps est malheureusement révolu, un jour, à l’aube des années 90 Steven Spielberg a brusquement grandit, un holocauste a eu raison de son âme d’enfant qu’il avait su garder si longtemps. Et pourtant si quelqu’un a su garder la teneur de ce qui fessait la force de Spielberg, c’est bien JJ Abrams. Etrangement la première fois que j’ai vu « Super 8 » je ne l’avais pas apprécié. Prés de 2 années après et deux revisionnages, je suis littéralement tombé amoureux de ce produit qui fleure bon la nostalgie 80’s. Seul véritable ombre au tableau les sempiternels effets de Lense flare lumineux qui sont plus dérangeant qu’envoutant, effet qui disparaît au bout d’une dizaine de minutes de métrage comme si la remarque avait été faite à Abrams. Mis à part ce détail technique rapidement corrigé, c’est principalement la tentative d’imitation de cette atmosphère emprunte de bonté, de magie, d’amitié, de passion, de féérie et de mystère qui émanait de les productions Amblin qui reprend forme sous nos yeux et dans nos cœurs. Le côté malaise familiale perceptible et fin dans "E.T."., Qu’il est bon de retrouver ses familles ricaine nombreuse dans une scène dans une famille nombreuse qui va jusqu'à quasiment copier celle chez le personnage de Roy Neary dans le gigantesque "Rencontre du 3 eme type". ‘’Super 8’’ fonctionne du feu de dieu et les gamins jouent tous formidablement bien, tout les types de mômes ricains de ce genre de film y sont représentés, et très vite la magie opère. Sachez que j’ai dû voir ‘’E.T.’’ plus d’une cinquantaine de fois et que je chiale comme une fiotte à tout coup, que ‘’Rencontre du 3 ème type’’ me bouleverse a tout coup et que je m’extasie toujours avec autant de ferveur devant les productions Amblin de cette époque avec des élans nostalgiques confinant souvent à la débilité mentale. Ce dernier visionnage de ‘’Super 8’’ a comblé le nostalgique que je suis et ne fait que renforcer ma joie de savoir JJ aux commandes des nouveaux ‘’Star Wars’’. Les SFX sont fort réussi, la musique copie agréablement les partitions magiques de John Williams, et si Michael Giacchino n’est pas Williams et Abrams n’est pas Spielberg, la magie prend forme sous nos yeux. Ce qu’il faut se dire c’est que si Spielberg se réessayait a ce genre il n’en serait certainement plus capable, pour exemple concret le dernier ‘’Indy’’ qui n’est pas une franche réussite comparé aux précédents. Lors de mes premières visions de ‘’Super 8’’ je trouvais que la créature du film, fait presque rajout inutile et n’est que brièvement introduite, du coup ses actions me paraissaient incompréhensible. Il n’en est rien, la créature n’est qu’un pilote paumé et pris en otage sur une planète hostile, la notre et on finit par avoir de l’empathie à l’égard de ce cousin germain de la créature de ‘’Cloverfield’’.  On pourrait croire que trop d’hommage tue l’hommage et au final ‘’Super 8’’ parvient avec brio a atteindre son but. Et l’on en vient a se dire « Ah si seulement je pouvais revivre cette époque miraculeuse … » Merci Monsieur Abrahams de m’avoir fait refaire ce voyage magique en bicyclette volante vers le cinéma de mon enfance. 



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