mercredi 4 avril 2012

"the Wicher tree" de Robin Hardy

 
Aujourd'hui "the Wicker Tree" de Robin Hardy. L'histoire: Une chanteuse de gospel et son ami cow-boy, tous les deux vierges et promis l’un à l’autre depuis leur enfance, débarquent du Texas pour évangéliser les contrées reculées d’Ecosse. Accueilli chaleureusement par la petite communauté du village de Tressock, fief de Sir Lachlan Morrison, Steve et Beth imagine – à tort bien sûr – que c’est l’arrivée de Jésus dans leur vie qui les rend si fêtards. Bientôt, en mêlant sa voix à la musique celte, Beth est élue Reine de Mai. De son côté, Steve, de plus en dubitatif, se retrouve à participer malgré lui à un rite, sorte de chasse à cour à l’humain, qu’il pense être une simple course. Les deux jeunes gens ne réalisent pas que tout ces honneurs les conduisent à une fin horrible.

Ce film est un événement en soi, car prés de quarante années séparent le cultissime "the Wicker Man" que réalisa ce même Robin Hardy et qui est toujours certainement l'un des films les plus célèbre d’Angleterre. Un film dont le brio et l’efficacité est légendaire. Mais autant dire que quarante années aprés Robin Hardy n'a plus la maestria qu'il avait. Et autant dire que cette fausse suite car il s'agit d'une sorte de reboot adapté de son livre "Cowboy for Christ", n'est pas une franche réussite. Et ne se hisse pas un instant au niveau du petit doigt de pied de son prédécesseur. Christopher Lee y fait un caméo dans le rôle du père du méchant, mais ne semble même pas reprendre son rôle fétiche (non non pas Dracula, qu'il haïssait), celui du Baron Summerisle. Dommage car le film partant d'une bonne idée, balancer des chrétiens résurrectionnistes dans les griffes de ces païens partouzeurs était follement jouissive. Malheureusement le film est aussi mou du genoux qu'un épisode de Derrick, il ne s'y passe presque rien, ça blablatte sans cesse et le film n'a pas une once de subversion et de perversion. De plus il ne s'agit plus d'une ile, mais d'un village à côté d'une centrale nucléaire. Seul bon point, une bonne mise en image, surtout vers la fin qui si elle assure visuellement est d'une profonde bêtise, surtout lorsque les villageois se mettent à se déshabiller afin de bouffer un des protagoniste. Non vraiment non. Car après un remake de triste réputation (comme presque tout les remakes me direz vous) avec Nicolas Cage, cette suite reboot foireuse n'arrange pas les choses. Franchement il y avait bien mieux à faire que cette purge, espérons qu'un jour quelqu'un de vraiment respectueux du "the Wicker Man" d'origine donnera une suite de belle facture à ce chef d’œuvre où le laissera tranquille vivre sa vie de film culte. En tout cas cette suite ne vaut rien, un conseil, passez votre chemin.

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